11.04.2008

Formations régionales et réduction des inégalités

Oui, les politiques régionales de formation professionnelle ont bien un effet de réduction des inégalités...

C'est, du moins, un des enseignements que je tire de la lecture de la dernière publication de la DARES : "Tenter un diplôme au cours de sa carrière : peu d'occasions pour les salariés". (Premières Informations, Premières synthèses 2008-14.3)

Car si, comme l'indique cette note de synthèse, "les salariés diplômés de l'enseignement supérieur ont 2,4 fois plus de chances de tenter un titre ou un diplôme en cours  de vie active que les salariés non qualifiés", on y apprend aussi que "ne pas travailler un certain temps accroît les chances d'accéder à une formation certifiante".

Indéniablement, je vois là les effets des politiques régionales de formation professionnelle qui mettent l'accent sur le caractère certifiant des formations qu'elles financent. 

 Or, comme le rappellent les auteurs de cette note, "alors qu'ils apparaissent comme un outil efficace de sécurisation des trajectoires, les diplômes en France s'acquièrent essentiellement dans le cadre de la formation initiale". 

En France, à peine 1% des actifs tentent d'acquérir une certification chaque année... Ce qui fait, en supposant cette proportion constante, à peine 40% d'une population active au cours de sa vie professionnelle... Or, comme les plus diplômés seront encore une fois plus nombreux que les autres dans ces 40%, cherchez l'erreur...

Les lecteurs de Philippe CARRE y verront une nouvelle illustration de ce phénomène d'apprenance...

Il n'empèche que, sans entrer dans la logique de Dominique CHARVET, qui, en mars 2001, préconisait l'ouverture d'un droit à 20 ans d'études attribué à tout citoyen dès sa naissance (Télécharger le Rapport Charvet),  on pourrait certainement imaginer l'ouverture d'un droit d'accès à un niveau minimum de diplôme ou de certification pour tout citoyen...

Ca aurait une autre allure, comme ambition pour la nouvelle politique de formation professionnelle, que l' "assurance contre la perte d'employabilité" que nous proposait Jean Marie LUTTRINGER... (voir notre note du 27 mars dernier)

Espérons donc que les membres du groupe quadripartite qui planchent actuellement sur la réforme de la réforme de la formation professionnelle auront de bonnes lectures...

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