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17.04.2008

Garantir la qualité de l'offre : et pourquoi pas des agences régionales...

Le 08 avril dernier,le Conseil d'Orientation pour l'Emploi (COE) incluait un axe "Garantir la qualité de l'offre et l'évaluation efficace des dispositifs de formation professionnelle"  dans son avis sur la formation professionnelle.

Le COE préconisait, dans cet avis, d'instituer une procédure de labellisation des organismes de formation "du type de celle délivrée par l'office professionnel de qualification des organismes de formation (OPQF)", tout en précisant que "les agences délivrant les labels doivent être indépendantes des prestataires de formations et des financeurs pour garantir l'objectivité de la labellisation" et "qu'il est important de veiller à ce que l'activité de labellisation n'entrave pas la concurrence entre les prestataires de formation".

Ces conditions, en apparence anodines, mais néanmoins indispensables à notre avis, ne sont pas si simples que celà à remplir...

Aujourd'hui, l'OPQF, par exemple, trouve ses ressources de fonctionnement dans les cotisations versées par les organismes certifiés. Et on a vu des financeurs, notamment Conseils Régionaux, en difficulté pour mener de front une procédure de labellisation des organismes de formation et une procédure d'achat public de formation, in fine, abandonner ou du moins mettre en sourdine leur procédure de labellisation...

C'est pourquoi, puisque le COE "considère que le pilotage efficace du système de formation professionnelle nécessite une plus grande affirmation de la dimension régionale en tant qu'échelon pertinent pour coordonner les actions de formation", pourquoi  ne pas inclure dans les missions de cette "'structure pérenne de contractualisation au niveau régional" la mission de labellisation des acteurs de la formation professionnelle du territoire?

Cette structure pérenne (CCREFP ou autre) gérerait un budget alimenté par ses membres (Etat, Région, OPCA, ...) pour financer les activités de labellisation. De cette façon, ces activités seraient indépendantes des organismes de formation d'une part, et des financeurs d'autre part...

Quant à cette labellisation , elle pourrait ainsi être le reflet des politiques élaborées au niveau régional par les différents acteurs au sein de cette structure de concertation...Ce "cahier des charges" préconisé par le COE à cette fin pourrait être ainsi déterminé au plus près des besoins des territoires...

Sans compter que, si ladite labellisation suppose un déplacement in situ d'auditeurs pour valider un certain nombre de données transmises par les organismes de formation, la question des coûts de déplacement des auditeurs n'est pas neutre non plus... 

Mais ceci n'est qu'une suggestion... A laquelle je vous invite à réagir, bien sûr!

 

 

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