02.07.2008
Qualification versus Certification
Le thème de la Convention Nationale de l'OPQF/OPQCM qui s'est tenue ce 1er Juillet à Paris était : "La Qualification des services intellectuels : une vraie valeur ajoutée pour l'économie de la connaissance"...
Je retiens deux choses de cette journée :
- Selon la terminologie officielle (de la FFP notamment), la qualification se réfère aux résultats, et notamment à la satisfaction du client; alors que la certification se réfère aux processus (certification ISO 9 000)... Admettons, sauf que le processus de mesure de satisfaction des clients fait bien partie des éléments requis par la norme ISO 9000 version 2000... Dans ce sens, la qualification peut-être une façon de justifier d'une exigence de la norme...
- L'OPQFC se transforme en ISQ "Qualification des services intellectuels". Il s'agit d'abord de promouvoir une marque, "simple, forte,crédible, ayant vocation à rassembler l'ensemble des acteurs des services intellectuels, visible et positive à l'étanger, audible dans plusieurs langues" (selon la présentation de Dominique RIVIERE, Président de l'OPQFC - Maintenant ISQ).
Pourquoi pas... Mais pour que cette marque soit (devienne) crédible, il faudra plus que simplemet un changement de nom et de logo... Il faudra un changement de niveau d'exigences...
Aujourd'hui, pour être certifié, au delà du dossier de présentation de l'organisme (avec bilans et comptes de résultats des 3 derniers exercices), il faut pouvoir présenter 3 témoignages de satisfaction de clients par domaine!
Mais aucun organisme de formation ou de conseil ne peut survivre s'il n'a pas au moins 3 clients satisfaits... Donc en fait, la qualification d'aujourd'hui atteste que l'entreprise existe...
Demain, pour que l'ISQ gagne en crédibilité, la qualification correspondante devra gagner en niveau d'exigence... Je suggère pour ma part, que déjà, systématiquement, la fiche de témoignage de satisfaction soit envoyée aux clients à l'issue de chaque mission. Mais au delà, si on veut atteindre des standards internationaux de mesure de satisfaction des clients, il faut introduire des méthodologies de type QFOR CLIENT SCAN, qui supposent un questionnement par un organisme tiers, d'un échantillon de clients choisis parmi une liste exaustive de clients...
Ces méthodes existent, elles ont fait leurs preuves dans plusieurs pays européens... Elles ont même été expérimentées en France par votre serviteur auprès d'une dizaine d'organismes de formation ... Dominique RIVIERE a eu l'occasion de les étudier lors d'un déplacement en Belgique, à Bruxelles, auprès du GEIE QFOR...
Alors, espérons que ce changement de logo s'accompagnera d'un changement de pratiques de qualification...
11:40 Publié dans Billets d'humeur, Formation Professionnelle | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note


Commentaires
Les prestataires
Les différentes études indiquent entre 48 000 et 56 000 prestataires de formation. 6 % de ces prestataires sont publics et parapublics, le reste des actions est assuré par le privé.
Selon la DARES, on compte « un organisme pour trois boulangeries » !
Les statistiques des organismes qui exercent à titre principale l’activité de formation diffèrent selon la source : 13 800 (DGEFP) ; 8 900 (Sellier, 2005) , 13 400 (DARES, 2005) ; 5 000 (bilan social de la branche des OF, 2007).
La disparité des chiffres indique clairement un manque de lisibilité des O.F.. Ceci est dû essentiellement au manque de critères pour définir ce que recouvre ‘une activité principale’.
Proposition
• Elargir les indicateurs actuels qui se limitent à la déclaration d’activité et au bilan pédagogique et financier
Les déclarations des prestataires de formation qui doivent être souscrites chaque année, conformément aux dispositions des articles L. 920-5, L. 920-8, L. 993-2 et R. 921-7 du code du travail, auprès des Directions Régionales du Travail dont ils dépendent, et intitulées ‘bilan pédagogique et financier’, contiennent certaines informations quantitatives sur le volume des formations dispensées, l'origine des fonds nécessaires au fonctionnement de ces organismes (entreprises, État, conseils régionaux, instances européennes), leurs charges, ainsi que le nombre d'heures stagiaires affecté à chaque type de formation en fonction d'une codification particulière, sont exploitables en l'état mais ne permettent pas d'en préciser le coût.
Les dépenses de formation prises en charge par l'employeur au titre du budget du plan de formation de l'entreprise non encore affecté, en application des dispositions de l'article L. 951-2 du code du travail dans les entreprises qui sont en capacité d'organiser à la fois la logistique administrative et pédagogique des formations qu'ils envisagent de dispenser au bénéfice de leurs salariés ne font l'objet d'aucune centralisation particulière, hormis dans la propre comptabilité de ces entreprises.
Depuis 2003, aucun chiffre sur les refus d’enregistrement n’a été donné.
L’enregistrement d’un O.F. doit répondre à des critères socio-économiques de qualité. L’habilitation ne doit intervenir qu’après avoir répondu au cahier des charges.
Propositions
• Motiver la déclaration d’activité non pas à la signature d’une convention mais au démarrage effectif de l’action de formation.
• Améliorer le contenu du bilan pédagogique et financier. Il doit intégrer les formations menées en interne par les entreprises, les administrations ainsi que les formations subventionnées par l’Etat.
• Renforcer les moyens de contrôle des services régionaux de la formation professionnelle pour permettre une évaluation de l’organisme en amont, pendant et en aval de la prestation.
La FFP s'est dotée d'un organisme labellisant, nouvellement renommé ISQ, organisme professionnel de Qualification des entreprises de prestations de Services Intellectuels, (le 18 juin 2008).Il va sans dire que les patrons collègues concurrents s'auto-congratulent à tour de rôle en s'octroyant des médailles et des certifications. Le hic, c'est que les partenaires sociaux (donc, les représentants des salariés) sont écartés de cette belle initiative, qui, par là même, devient une farce dont personne n'est dupe. L'objectivité de l'OPQF n'est pas garantie puisque son CA ne comprend que des représentants des organismes professionnels de la formation, du Ministère du travail et des clients, pas d'organisatios syndicales ni de représentants des salariés;
Propositions
• Imposer une procédure d’agrément aux petites structures filiales de gros organismes afin de contrer la volonté de ceux-ci de soustraire une partie de leur activité au droit du travail.
• Mettre en place un Comité Régional Paritaire de Première Certification des O.F.
• Introduire dans les labellisations d’organismes et les appels d’offre de formation régionaux, nationaux et européens, publics comme privés, des critères sociaux et conventionnels
Les centres doivent s’engager dans une démarche qualité exigeante, pas seulement orientée client (respect de l’accueil, de l’accompagnement et du suivi du public), mais également interne envers les personnels (respect de l’accueil, de l’accompagnement et du suivi des personnels, respect de la législation sociale et du code du travail).
L’examen des moyens nécessaires à la réalisation du service fourni par l’organisme de formation doit prendre en compte les conditions matérielles offertes au personnel pour mener à bien leur mission, la gestion RH, les conditions de travail et de rémunération des salariés destinés à être employés sur ces dispositifs
Ecrit par : SNPEFP CGT | 03.10.2009
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